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QUATRIÈME PARTIE : LES ANNÉES BARRETT
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01 : Les premiers 45tours
  • Arnold Layne/Candy and a Currant Bun :

  • "Arnold Layne" a été interdite d'antenne en raison de son contenu (La chanson raconte les aventures d'un homme volant des vétements féminins sur les séchoirs)
    Le titre original de la chanson en face B devait être "Let's Roll Another One." (Roulons-nous en un autre), et bien que le groupe était connu pour ses relations avec le milieu underground et ses consonnances psychédéliques inluencées par la drogue, leur maison de disque refusa de sortir un titre ayant une référence aussi évidente à la drogue.
    Vous pourrez croiser la version originale sur de nombreux Roio, et les différences ne sont pas très importantes. Dans les deux cas le refrain est le même avec "Candy and a Current Bun" chanté au même moment et on n'entend à aucun moment la phrase "Let's Roll Another One". On trouve aussi une autre version, plus ancienne sur certains Roio, mais il est difficile de juger si cette version instrumentale est bien de pink ƒloyd.

  • See Emily Play/Scarecrow :

  • La pochette est dessinée par Syd Barrett.
    Quelques exemplaires promo présentent une pochette ouvrante et coutent une véritable fortune en parfait état.

  • Apples and Oranges/Paintbox :

  • Un désastre commercial. "Paintbox" est le premier morceau non composé par Syd Barrett.
    La date exacte de l'enregistrement de "Apples and Oranges" est encore sujette à discussion. Car d'après Malcolm Jones qui a scruté les log sheet de EMI, il s'agirait du 30 octobre et du 1er novembre 1967 ou des 20 et 21 Octobre 1967 aux studios De Lane Lea (auquel cas, les informations concernant de la log sheet de EMI correspondent au mixage effectué par Norman Smith).
    Si jamais quelqu'un avait accès aux données des studios De Lane Lea, merci de nous informer de vos trouvailles.

  • Où puis-je les trouver ? :
  • On trouve certains de ces 45tours chez les disquaires spécialisés et dans les foires au disque ou sur [ http://www.Ebay.com ] ... Mais leur côte ne cesse d'augmenter. Pour information, le 45tours français original "Arnold Layne-Candy & a Current Bun-Interstellar Overdrive" ne se trouve pas à moins de 450Euros... (Quand on le trouve, bien sur).
    Par contre si seule la musique vous intéresse, vous pouvez rechercher le CDsingle intitulé "The First 3" sorti en même temps que l'édition spéciale 30ème anniversaire de "The Piper at the Gates of Dawn" en 1997.
    Dans le coffret "Shine On", on trouve un CD contenant les cinq premiers 45tours de Pink ƒloyd (les deux autres étant : "It Would Be So Nice/Julia Dream" et "Point Me At The Sky/Careful With That Axe, Eugene) intitulé : "Early Singles" qui, s'il n'est pas disponible hors du coffret, se trouve chez les disquaires spécialisés et en Roio.




    02 : Tonight Let's All Make Love In London
    Le 11 Janvier 1967, Pink ƒloyd enregistra une version de "Interstaller Overdrive" pour le réalisateur Peter Whitehead afin qu'il l'utilise comme bande son de son film : "Tonite Let's All Make Love In London". Comme le groupe ne fit qu'une seule prise, il restait un peu de temps de studio (qui avait été réservé pour une certaine durée) et le groupe se lança alors dans une improvisation qui fut intitulée "Nick's Boogie".

    Le morceau resta inédit pendant de nombreuses années jusqu'au milieu des années 90 quand il fut redécouvert sur une vieille bande magnétique poussiéreuse. Les deux morceaux sont désormais disponibles dans leur intégralité sur le CD "Pink ƒloyd 66-67"> sorti sur le label See For Miles.

    Le titre du film vient du poème éponyme de Alan Ginsberg




    03 : The Piper at the Gates of Dawn
    Le titre du disque vient du septième chapitre du roman de Kenneth Graham : "The Wind in the Willows" (Le vent dans les roseaux). Rat et Taupe, partent à la recherche d'un animal perdu et ont une expérience quasi-religieuse quand ils rencontrent "Le joueur de flute aux portes de l'Aurore" (Le dieu Pan).

    D'ailleurs, le titre de la compilation hommage à Syd Barrett Beyond the Wildwood est aussi le titre d'un chapitre de ce même livre.

    La tache d'encre que l'on peut voir au dos de la pochette a été dessinée par Syd Barrett à partir d'une photo des membres du groupe vus de dos (on trouve cette photo dans le livre de Miles).

  • L'ordre des morceaux varie d'une édition à l'autre :

    Sur l'édition japonnaise, "See Emily Play" se trouve en fin de Face A.

    Les éditions américaines et anglaises diffèrent sensiblement (essentiellement parce que le label américain voulait se garder de quoi éditer des 45tours entre deux disques. Les disques des Beatles souffrent du même saucissonnage).

    The Piper at the Gates of Dawn
    Édition Américaine
    Édition Anglaise
    see emily play
    astronomy domine
    pow r. toch
    lucifer sam
    take up my stethoscope and walk
    matilda mother
    lucifer sam
    flaming
    matilda mother
    Pow R Toc H
    the scarecrow
    take up thy stethoscope and walk
    the gnome
    interstellar overdrive
    chapter 24
    the gnome
    interstellar overdrive
    chapter 24
    the scarecrow
    Bike

    Notez aussi que l'édition US du double album "A Nice Pair" est presque une édition normale de "The Piper at the Gate of Dawn". Presque parce que la version de "Astronomy Domine" qui y apparait en lieu et place de la version normale est tirée de "UmmaGumma" et est donc une version concert. À cette exception, le disque est identique.

  • Variations dans les pochettes :

  • Certaines éditions ont une bordure pourpre d'autres arc-en-ciel

  • L'édition italienne présente une photo du groupe avec David Gilmour (Alors qu'il n'était pas encore dans le groupe à cette époque rappelons-le). Version aussi appellée "dome cover" car la photo du groupe montre un dôme en arrière plan.

  • Il existe une édition "Fame" à prix cassé, avec le mot FAME inscrit en travers du bord supérieur gauche (FAME est une filiale du label Harvest).

  • Qu'est-ce qui est dit au début de "Astronomy Domine" ? :

    C'est Peter Jenner (le manageur du groupe à l'époque) qui déclame des trucs qui ressemblent à un horoscope à travers un mégaphone. Il est très dur de comprendre ce qui est dit exactement, mais voici néanmoins ce que Matt Denault et Mark Brown ont décripté :

    "Moon in both [houses]..."
    "...Scorpio, [Arabian Skies], Libra..."
    "...Pluto was not discovered until 1930..."

    Puis quelque chose qui ressemble à un compte à rebours :

    "...[two/ten] seconds to [ignition]..."
    "...all systems satisfied..."

    Au milieu de la chanson vous pouvez aussi entendre quelque chose comme :

    "...just completed orbital..."

    Voilà tout. Si vous avez de plus amples informations n'hésitez pas à nous contacter.

  • Comment prononcer "Domine" ?

    La question est de savoir si l'on doit prononcer "domini" (afin de rimmer avec "Astronomy") ou "Dominé".

    La réponse la plus simple est de dire que les deux sont possibles ... Sur certains Roios, le groupe annonce "Dominé" et sur certaines interviews, le groupe prononce "Domini". Lors d'un des concerts à la Free School, aux tous débuts du groupe, la track list fait référence à "Astronomi Domini" alors que celle du concert du même soir voit écrit "Domine"... Donc on peut vraiment dire que les deux prononciations sont valables.

    Mais il existe une interview de l'époque de "Division Bell" au cours de laquelle l'interviewer qui dit "domini" est corrigé par Nick Mason en "Domine".

  • A quoi est-il fait référence dans "Pow R Toc H" ?

    Si certaines personnes envisagent un association de mots pour faire "Power Toke" ou "Power Tokage", voir "Power Touch" il reste le problème des espaces entre le "C" et le "H" et pas entre le "O" et le "C".

    Le sens "Power Tokage" semble toutefois le plus plausible, "tokage" étant une référence au terme "toking" (qui exprime le fait d'en fumer encore une autre ...). Au cours d'anciennes interviews, le groupe explique que le titre se prononce tel quel : "pow are toc ache" et si vous dites ça une paire de fois bien vite vous obtenez bien "Power Tokage".

    La chanson en elle-même fait référence à un incident survenu juste après un concert. Alors que le groupe remballait son matériel, un gars, un peu plus saoul que les autres monta sur scène et commença à faire des bruits dans le micro le plus proche, du style : "Ka-choom pa pa, ka-choom pa pa..."

    Voici un article de l'encyclopédie Longman posté sur "Echoes" par Steve South :

    Toc H, est un mouvement de foie Chrétien, composé d'hommes et de femmes de tous les milieux sociaux, avec des ramifications partout dans le monde. Ils recherchent le sens de la vie au travers d'une implication sans partage au sein de la communauté. Fondé en 1915, le mouvement commença ses travaux au sein du club de soldats Talbot House (Toc H est la désignation dans le code militaire des lettres TH) à Poperingtie, Flanders. Reconnu par décret Royal en 1922, le mouvement est aujoud'hui organisé en groupes qui entretiennent des maisons appellées 'marks'.

    Ce qui peut, (ou peut-être pas) avoir influencé la prononciation du titre. Mais comme aux débuts du groupe, les interviewers étaient plus intéressés par l'origine du nom du groupe que par les questions que nous nous posons aujourd'hui, et qu'aujourd'hui, les ƒloyd eux-même ont beaucoup de mal à se souvenir de leurs motivations originelles, nous devrons nous contenter de cette explication.

  • De quoi parle "Chapter 24" ? :

    Par Gerhard :
    Vous trouverez dans toutes les librairies ayant un rayon "ocultisme" le livre du Yi King (en Anglais I Ching) ou "Livre des Changements". Si vous le consultez au chapitre de l'hexagramme 24 vous trouverez le texte suivant :

    "FU"

    Le changement apporte le succès ...

    et d'autres phrases qui sont les paroles exactes ou paraphrasées du texte de la chanson "Chapter 24" comme :

    "a movement is accomplished in six stages, and the seventh brings return,"

    ou

    "The 7 is the number of the Young wise, it forms when darkness is increased by 1."






    04 : Les tournées avec Syd
  • 1965

    En 1965, Pink ƒloyd tourna sous les noms de Pink ƒloyd/The Pink ƒloyd/The Pink ƒloyd Sound, avec au début un répertoire composé de reprises et de chansons originales. Peter Jenner décrit leurs premiers concerts comme suit : "Ils jouaient les titres habituels comme "Louie Louie" mais avec plein de délires entre le début et la fin". Waters a admit depuis que le groupe ne connaissait pas beaucoup de morceaux et qu'ils étaient obligés d'improviser "Pour autant qu'on puisse qualifier cela d'improvisation".

  • 1966

    Une set list est passée dans l'histoire (la set list pas le concert en lui-même) nous donne un concert lors duquel le groupe joua :

    • Pink Theme
    • Let's Roll Another One
    • Gimme a Break
    • Piggy Back
    • Stoned Alone
    • I Can Tell
    • The Gnome
    • Interstellar Overdrive
    • Lucy Leave
    • Take Up Thy Stethoscope and Walk
    • Flapdoodle Dealing
    • Snowing
    • Matilda Mother
    • Pow R. Toc H.
    • Astronomy Domine
    Et, fin 1966, le groupe devint le groupe fétiche du Londres Undergroung et joua de nombreux concerts à la Roundhouse et à l'UFO qui n'étaient en fait qu'une longue, très longue version de 45 minutes de "Interstellar Overdrive".

  • La première tournée Américaine :

    Cette première tournée a été un désastre de tout en tout. Une première série de dates était programmée du 22 Octobre 1967 au 1er Novembre 1967, mais qui a du être annulée car le groupe n'avait pas reçu les autorisations de travail nécessaires à temps.

    Il reste une interrogation concernant la date du 1er Novembre 1967 (au "Whiskey a GoGo").

    Voilà ce qu'en disent Jon Rosenberg et Vernon Fitch (entre autres) :

    Vernon :

    D'après mes recherches, le groupe n'aurait pas pu jouer le 1er Novembre 1967 car ils ne sont arrivés que le 02 Novembre aux USA. Voici quelques arguments allant dans ce sens :
    1. Selon Malcolm Jones, les log sheet de Abbey Road indiquent que Pink ƒloyd était en studio le 1er Novembre pour enregistrer "Apples and Oranges".
    2. Selon Peter Albin, le bassiste de Big Brother and the Holding Compagny, Pink ƒloyd se trouvait au Fillmore le 2 Novembre, mais n'a pas joué ce soir là car tout leur matériel n'était pas encore arrivé.
    3. Dick Clark, au cours de son interview du groupe lors de son "American Bandstand" dit deux fois de suite que le groupe n'était dans le pays que depuis deux jours. C'est une information importante car elle contredit que le groupe a participé à cette émission le lundi 6 Novembre. Comme l'American Bandstand est généralement enregistrée le samedi (et diffusée le Mardi Soir) cela signifie que le groupe a enregistré le Samedi 4 Novembre et est arrivé aux USA le 2 Novembre.
    4. Dans cette même interview, Dick Clark demande à Syd combien de temps le groupe compte rester aus USA, ce à quoi Syd répond : "Dix jours". Richard Wrigth ajoute qu'ils vont se rendre à New-York. Comme leur concert de New-York au Cheetah Club était prévu le 12 Novembre, il leur fallait être arrivés le 2 Novembre ...

    Ce à quoi Jon Rosenberg ajoute :

    1. Le groupe ayant compris qu'il ne serait pas possible de jouer au Canada, faute d'autorisation décida de rentrer en Angleterre, où il donnèrent un concert imprévu le 28.10.67 : Dunelm House, Durham University, Durham, Co. Durham. Retourner aux USA pour y jouer le 30 reste faisable bien que difficile
    2. Bill Graham qui était furieux d'avoir dû annuler des dates avait menacé le groupe de les banir à vie du Fillmore s'il ne tenait pas ses engagements pour la deuxième série de dates du 02 au 04 Novembre 1967. (Info que l'on peut trouver dans un livre sur Bill Graham : "History of the Fillmore Posters"). Dieu merci Graham n'a pas tenu sa parole car les concerts du Fillmore sont des grands classiques.
    3. L'autre concert, celui du "Cheetah Club" à Venice (Santa Monica) le 05 Novembre 1967 a bien eu lieu. On en trouve des chroniques dont celle, largement positive, du LA Free Press dans laquelle le journaliste indique que c'était le seul concert du groupe dans le coin (Il aurait été étrange qu'il ne se soit pas souvenu du concert du Whiskey quatre jours plus tot).
    4. Je n'ai jamais vu d'annonce pour aucun des prétendus trois concerts au Whiskey dans la presse underground de Los Angeles alors que celui du Cheetah y figure de nombreuses fois : "On Sunday The Pink Floyd makes the L.A. debut direct from England".
    5. Selon Malcolm Jones qui détaille les log sheet de EMI dans son livre sur Syd, Pink ƒloyd était en studio à Abbey Road du 30 Octobre au 02 Novembre pour enregistrer cinq prises de "Apples and Oranges", deux de "Paintbox" et trois d'une chanson inconnue. Mais les dates inscrites sur les log Sheet peuvent avoir été remplies le lendemain.
    Enfin,Vernon conclue :

    Il reste une information à ajouter à cette discussion. Il s'agit de la soirée organisé au Whiskey par le label Tower à l'occasion de la sortie de "The Piper at the Gates of Dawn". Il est possible que cette soirée certainement organisée le jour même de la sortie du disque, le 21 Octobre 1967, mais pour laquelle le groupe n'était pas présent (puisque Pink ƒloyd a donné des concerts en Angleterre jusqu'au 28 Octobre) soit celle à laquelle les gens font référence quand ils pensent se souvenir d'un concert au Whiskey ?

  • La tournée avec Hendrix

    Fin 1967, Pink ƒloyd pris la route avec le festival itinérant qui proposait à l'affiche Jimi Hendrix et The Move en têtes d'affiches ainsi que Amen Corner, The Nice, The Outer Limits et Eire Apparent pour les autres invités. Le ƒloyd se voyait alloué une tranche de vingt minutes (de quoi jouer trois titres) lors des deux représentations quotidiennes. La pression était trop forte pour Syd et de temps en temps, le groupe demanda à Dave O'List du groupe The Nice de prendre sa place.






    05 : A Saucerful Of Secrets [ 29jun1968 ]
    "A Saucerful of Secrets" est le premier disque de Pink ƒloyd dont la pochette ait été réalisée par Hypgnosis. On y trouve Docteur Strange (des bandes dessinnées Marvel) des symboles astrologiques et des photographies en infra-rouge pour symboliser un état de concience altérée. On trouve aussi le groupe en médaillon.

  • Quelles sont les différentes parties du morceau "A Saucerful of Secrets" ?

    Sur l'album "A Saucerful of Secrets", on trouve un morceau intitulé "A Saucerful of Secrets". Mais sur certaines éditions de "UmmaGumma" le morceau est divisé en quatre parties intitulées :
    • "Something Else"
    • "Syncopated Pandemonium"
    • "Storm Signal"
    • "Celestial Voices"
    débute à : 00:00
    débute à : 03:57 (avec la boucle de batterie)
    débute à : 07:16 (section à base de claviers)
    débute à : 10:14 (dernière partie chantée)

    (...merci à Charles Saeger pour les temps)

    Roger Waters a expliqué que la chanson était à propos de la guerre. "Something Else" et "Syncopated Pandemonium" représentent la bataille en elle-même; "Storm Signals" en serait l'après et "Celestial voices" les proches pleurant leurs morts). Quant à savoir si Waters était sérieux ou non en faisant cette réponse c'est un autre problème.

  • Sur quels morceaux Syd Barrett joue-t il ?

    Dans une interview donnée au magazine "Guitar World" (Février 1993), David Gilmour explique : "Syd joue sur trois ou quatres titres de l'album dont "Remember a Day" et "Jugband Blues". Il joue aussi quelques notes dans "Set the controls for the Heart of the Sun"."

    Malcolm Jones, pour sa part, dans une interview donnée au magazine "Record Collector" (février 1992) suggérait que Syd ait joué sur "Corporal Clegg" (comme l'indique aussi Nicholas Schaffner dans son livre "A Saucerful of Secrets") tandis que l'on peut lire dans le livre "Crazy Diamond" que Syd joue sur "See Saw" (ce que Rick Sander affirme aussi dans son livre)

  • À quoi correspondent tous ces noms dans "Let There Be More Light?"

    Les paroles de "Let There Be More Light" sont influencées par divers livres de science-fiction et des personnages historiques :

    • Mildenhall : est le nom d'une base militaire Anglaise
    • Hereward the Wake : Un chef rebèle Anglo-Saxon, aussi connu comme "Le dernier Anglais". Livra bataille contre les agresseurs Normands et se réfugia sur l'ile de Ely (là où se trouve aujourd'hui la cathédrale de Ely où fut photographiée la pochette de "The Division Bell")
    • Carter's father : Edgar Rice Burroughs (le créateur de Tarzan) a écrit une série de romans sur John Carter de Mars.
    • The Rhull : A.E.Van Voght a écrit un livre intitulé "The War against the Rull." Ne pas confondre les Rull avec les "Krull" des Quatre Fantastiques (de la bande dessinée Marvel).
  • De quoi sont inspirées les paroles de "Set the Controls for the Heart of the Sun" ?

    (merci à Johan Lif) : Roger Waters s'est inspiré d'un livre de poésie chinoises. Une partie provient de l'oeuvre du poète Li Ho, dont le poème " Ne franchi pas la porte" contient le vers "witness the man who raved at the wall as he wrote his question to heaven" ; et du poète Li Shang-Yin, dont un poème contient les vers "watch little by little the night turn around" et "countless the twigs which tremble in dawn" and "one inch of love is an inch of ashes".

    Cela clos aussi le débat concernant le vers : "One inch of love is one inch of shadow" (qui est donc bien ce que l'on peut entendre clairement sur certains Roios, et un peu moins clairement sur "UmmaGumma") et non pas "knowledge of love, is knowledge of shadow" comme il est écrit dans le livret de la version remasterisée.

    Le titre de la chanson est inspiré du roman de Michael Moorcock "Fireclown" (ou "The Winds Of Limbo").

  • À quoi correspondent tous ces titres inconnus dans les log sheet ?

    Dans son excellent livre "The Making of the Madcap Laughs", Malcolm Jones dévoile l'ensemble des log-sheet de EMI concernant les sessions de "The Piper at the Gates of Dawn" et de "A Saucerful of Secrets". On découvre dans les sessions de A Saucerful of Secrets plusieurs titres inconnus :

                 John Latham
                 In The Beechwoods
                 Richards Rave Up
                 Nicks Boogie (1st,2nd and 3rd movement)
                 The Boppin' Sound

    On en retrouve pas ces titres ailleurs dans les sessions (à l'exception de "Nick's Boogie" dont une version avait été enregistrée en Janvier 1967)

    On peut facilement spéculer que ces titres correspondent à des parties du morceau "A Saucerful of Secrets", car les log-sheet ne mentionnent nulle part le morceau en lui-même, sauf en tant que produit fini.

    On peut donc penser que "Nick's Boogie" correspond à la partie "Syncopated Pandemonium", tandis que "Richards Rave Up" pourrait correspondre à "Storm Signals". Ceci dit, ce ne sont que des spéculations ...






    06 : Syd joue-t il vraiment sur un morceau des Beatles ?
    On trouve sur de nombreux Roios de Pink ƒloyd ou de Syd Barrett le titre "What's The Shame, Mary Jane," à propos duquel les fabriquants/vendeurs de Roios affirment que Syd y joue en compagnie des Beatles.

    Cette chanson est en fait un inédit des Beatles dont le titre exact est "What's the News Mary Jane?" et dont les Beatles ont enregistré quatre versions. Toutes les sources d'informations relatives aux Beatles affirment que la chanson est une composition de John Lennon attribuée à Lennon /McCartney pour des motifs contractuels.

    La chanson fut officiellement publiée en 1996 en vingt-deuxième morceau de la "Beatles Anthology Volume 3" sur lequel on peut lire les notes suivantes :

    22.    What's The New Mary Jane (John Lennon, Paul McCartney)
    Enregistrée aux studio EMI le 14 Aout 1968
    Producteur : George Martin
    Ingénieur du son : Ken Scott

    "What's The News Mary Jane" devait paraitre sur l'album blanc mais fut finalement rejeté au dernier moment [...] La version qui apparait sur l'Anthology est la quatrième prise, celle marquée "best" sur la boite de la bande à la fin de la journée de travail dans le studio numéro 2 de Abbey Road. On y retrouve le piano doublé sur deux pistes de John qui chante également ; la guitare doublée sur deux pistes de Georges et de nombreux effets sonores de Yoko Ono et Mal Evans (l'assistant des Beatles)

    Toutes les autres sources d'informations concordent avec le fait que personne en dehors de Lennon, Harrisson, Ono et Evans ne joue sur cette chanson.

    Il ya bien des similitudes entre cette chanson et les premiers morceaux du ƒloyd ; et on pourrait la décrire comme un croisement entre "Revolution 9" et une chanson normale des Beatles. Elle contient de nombreux effets de reverb et d'écho, typique du ƒloyd des années 66-68.

    Mais l'évidence montre qu'il n'est fait mention nulle part de la présence de Syd sur ce morceau (ni sur aucun autre d'ailleurs) dans aucun livre, article, fanzine ou forums internet détaillant l'oeuvre et le travail des Beatles. Pour preuve finale, Chris Fleming, qui a lu le livre de Mark Lewisohn : "THE BEATLES RECORDING SESSIONS" en résume ceci :

    "What's the News Mary Jane?" a été enregistré le 14 aout 1968 lors des sessions du Double Blanc. Pour écrire son livre, Lewisohn a eu accès aux bandes originales du studio et dévoile dans son livre les noms de certains musiciens de session appointés pour telle ou telle chanson. Si Syd avait joué sur cette chanson, il est quasiment certain que Lewisohn n'aurait pas laissé passer l'information et l'aurait découvert lors de l'écoute des bandes, de la documentation du studio, ou de ses interviews avec les techniciens.

    Pour résumer ; la célèbre rencontre entre le ƒloyd et les Beatles s'est déroulée le 21 mars 1967 ; les sessions d'enregistrement de Syd en 1968 se déroulèrent les 06, 14, 21 et 28 Mai 1968 et les 08 et 20 Juin 1968 alors que les Beatles travaillaient "Mary Jane" en Août. Donc en un mot comme en cent, Syd ne joue pas sur ce morceau !






    07 : Quand Syd a-t il quitté le groupe ?
    (merci à Jon Rosenberg et Ray O'Hara) :

    Peu après le mouvel an 1968 (probablement le 5 ou le 6 janvier) David Gilmour se vit demander de rejoindre Pink ƒloyd sur scène. En fait, l'idée première était de demander à David de compenser les éventuelles défaillances de Syd sur scène et de prendre le relais si nécessaire. ça n'a pas marché très longtemps et le groupe n'a joué à cinq que lors de quelques concerts seulement, avant que les autres n'en aient assez de Syd. Et un soir, en se rendant au concert, ils oublièrent tout simplement d'aller le chercher.

    Le premier concert à cinq du groupe fut celui de Aston Universtity, le 12 Janvier 1968. Ensuite ils ont enchainé :

            Weston Super Mare le 13 Janvier
            Lewes Sussex le 19 Janvier
            Hastings Sussex le 20 Janvier

    Le concert suivant, celui de Southampton University le 26 Janvier, est celui pour lequel le groupe n'est pas allé chercher Syd. Ensuite, le groupe espérait réserver à Syd un role de compositeur, avec Gilmour en guitariste de scène. Mais au vu des résultats peu commercialisables des compositions de Syd (avec entre autres "Have You Got it Yet ?") et le refus du groupe d'intégrer un joueur de bandjo et un soxo, il fut décidé le 02 Mars de dénoncer le contrat de management qui composait Blackhill Entreprises, et Syd se retrouva officiellement viré du groupe. La presse n'en fut informée que le 06 Avril.






    08 : Qu'est devenu Syd après avoir quitté le groupe ?
    Après avoir quitté Pink ƒloyd, Syd enregistra deux albums solo : "The Madcap Laughts" et "Barrett", enregistra une session pour l'émission "Top Gear" (récemment disponible sur le CD single "The Peel Session"), ainsi que les chansons qui allaient figurer plus tard sur la compilation "Opel". Il eu aussi d'autres activités musicales comme :

    • La composition et l'enregistrement de plusieurs chansons encore inédites comme "Bob Dylan Blues" (tout récemment disponible sur la compilation de Syd Barrett sortie en 2001) "Just Before You Disappear," "Lanky, pt.2," "Living Alone," et "Rhamadan." (Bien que l'on puisse trouver sur certains Roios un morceau instrumental qui pourrait être "Rhamadan").

    • Il joua en compagnie de David Gilmour (à la basse) et Jerry Shirley (à la batterie) à l'Olympia de Londres lors de "l'Extravaganza Music and Fashion Festival" le 06 Juin 1970. Ils jouèrent : "Terrapin," "Gigolo Aunt," "Effervescing Elephant," et "Octopus."

    • Il aurait joué de la guitare lors du "Eddie Burns show" en Janvier 1972, au King's College Cellar. Il aurait été accompagné par Jack Monck des Delivery à la basse et Twink des Pink Fairies à la batterie ... Mais cela n'est pas une certitude.

    • Il forma brièvement le groupe Stars en compagnie de Twink et de Monck, lequel groupe a donné quelques concerts dans des cafés et ne donna qu'un seul concert majeur au festival du Cambridge Corn Exchange en Février 1972. Ils y jouèrent : "Octopus," "Dark Globe," "Gigolo Aunt," "Baby Lemonade," "Waving My Arms in the Air," "Lucifer Sam," et un blues quelconque. Si les répétitions du groupe furent enregistrées, elles ne circulent pas.

    • Il fit plusieurs tentatives pour enregistrer un troisième album solo principalement suite aux demandes insistantes de ses managers. Lors d'une de ces sessions il enregistra de nombreuses pistes de guitare les unes sur les autres, avant d'abandonner. Plus tard, en Novembre 1974, il rentra en studio une nouvelle fois, mais seules les parties rythmiques furent enregistrées, et tout cela, avec les paroles qui devait l'accompagner, reste totalement inédit.

    • Les albums de Steve Peregrine "Took" et celui de T-Rex "The Missing Link" mentionnent Syd Barrett à la guitare et pour divers bruits. Toutefois, il n'y a aucune indication concernant les chansons sur lesquelles il est censé jouer (s'il y joue vraiment)

    • Il joua de la guitare accoustique avec Jack Bruce lors d'une lecture de poésie à Cambridge durant l'été 1973.







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